LE COEUR D’UN HOMME

 

Nenni ma douce
ne crois pas 
que là-bas 
l’herbe soit plus délicieuse
la longueur de la route
certes
en impose
mais la rose 
n’y pousse plus au naturel
comme dans tes jardins 
magnifiques 
je sais les ombrages 
plus profonds
la ou 
les dattiers poussent à profusion
et ma mémoire même oublieuse
ne peut faire fi 
de ces oiseaux qui chantaient
de bonheur
dans ces allées ou l’hibiscus 
en multiples déclinaisons colorées
se riait courtoisement 
du Géranium 
couleur sang 
Bien sur ma douce
les ports d’une vie
multiples
nous éloignent de nos chers
Bouleversant nos souhaits 
premiers 
comme d’inévitables démons
Sais tu Ô ma frêle fleur des champs
ce que m’en coûte 
d’être laissé pour compte
loin de toi
les plaisirs fugitifs hélas
au petit matin
au couperet tranchent
mon coeur en mille endroits
argile imparfaite
j’ai fait mes gammes 
en libre arbitre
ourdissant parfois
le tempo d’un oubli
reposant
dans le lit d’une courtisane muette
mais tu le sais
le coeur d’un homme
bien que ferme
quand il aime
peut se briser 
sans son égérie 
a tous les vents

Latifa Sobhi

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